De l'alchimie à la science
Ou
Comment l'Homme a perdu les racines du ciel
Par Philippe Heckmann
On attribue à Confucius (551-479 av. J.-C.) le dicton suivant : « Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt. » Ne se pourrait-il pas que depuis quelques siècles nous soyons devenus ces véritables idiots, fiers de certitudes qui ne dépassent pas le bout dudit doigt ? Voilà une question que légitime l'abord historique de l'émergence des sciences et ce, à partir d'une science, divine celle-là, l'alchimie : thèse rude et téméraire, à l'encontre de toute évidence pragmatique ou positiviste. En effet, le succès théorique et pratique n'est-il pas clairement établi et vérifié du côté des sciences, tandis que l'alchimie se voit réduite aux balbutiements imaginaires avant la « vraie » expérimentation raisonnée et validée ? Prenons le pari et faisons rapidement le bilan des gains et des pertes à travers quelques événements fondateurs et cruciaux.
Alchimie et philosophie antique
D'un point de vue occidental, la philosophie appartient aux Grecs, en tout cas une partie de ses fondements. Elle entretient avec l'alchimie, jusqu'au XVIIe siècle, le « péché » commun d'un discours qui ne se fonde que sur ses propres articulations, ou presque. L'accès au réel est tout à fait secondaire en ce qu'il dépend de la réputation des maîtres et de leur discours. Tout ce qui est lointain, dans le temps, dans l'espace, dans la mesure, reste le fait de la tradition ordinaire ou sacrée, recouvert du voile de la crédulité et du pouvoir conféré. Protagoras et les sophistes revendiquent de tout prouver par le discours, une chose et son contraire, car il n'est rien d'autre dans la chose que ce qu'on lui confère par l'attribution. Les réalistes, Platon, Aristote, opposent à cela une vraie science de l'Être, et ce dernier a ses qualités propres qu'il faut savoir extraire de l'expérience sensible. Mais cela entraîne peu de recouvrement par l'expérience ou la démonstration. L'esprit et la raison sont les seuls outils du laboratoire de la conscience en marche.
Pour l'alchimie, il n'y a « pas de fumée sans feu », est-on toutefois tenté d'avancer. Comment l'assertion de la transmutation des matières aurait-elle pu se propager avec autant de cohérence et de fermeté à travers les siècles et les continents, sans un fondement tangible ? Car si le discours de l'alchimiste est perçu comme un sommet de confusion et d'« embrouillamini », bizarrement il revient toujours aux mêmes fondamentaux singuliers : une Matière, un Feu, une Opération (double en l'occurrence, ou complémentaire). Pour revenir aux philosophes antiques, soit ils ont l'intuition géniale, comme Démocrite dans son identification de l'atome, soit ils laissent le réel dans une fantaisie idéaliste, à l'image du monde sublunaire et supralunaire d'Aristote, qui restera intacte tant que l'on n'ira pas y voir de plus près. C'est précisément ce que vont faire leurs prodigieux successeurs : ceux qui ont recours aux instruments et qui mesurent, calculent, fondent.
Galilée (1564/1642)
et la fin des deux mondes d'Aristote
Vers 1605, contre la religion et le dogme philosophique, l'inventif italien entreprend de fabriquer lui-même une lunette assez simple et efficace pour observer la Lune depuis chez lui. Les images vraies, admirables, d'une réalité imparfaite mais variée, ont tôt fait de démonter quelques affirmations séculaires. Non, les espaces sublunaires et lunaires ne sont pas aussi dissemblables que perfection et imperfection. Non, les sphères ne sont pas tout à fait sphériques et les mouvements immuables et circulaires. Mais pour autant, Aristote était-il tout à fait dans l'erreur ? Ou son tort aurait-il été de vouloir désigner une physique alors qu'il envisageait encore une « métaphysique » ? Y a-t-il eu erreur dans le concept ou dans la nomination de ce qu'il désignait en fait ? Ne nous sommes-nous pas déjà un peu trop orientés vers le « doigt », par le « doigt » (la lunette), au lieu de rester orientés par l'objet d'un discours, la véritable « lune », celle du concept, plus que celle de l'exploration ?
Cela étant, le véritable tour de force de Galilée ne porte pas tant, précisément, sur le recours à l'instrument que sur l'usage du raisonnement. Ne prouve-t-il pas en effet, sans se lever de sa table de travail, que la chute des corps ne dépend pas de la masse dans son processus d'accélération ? Contre toute apparence, la plume tombe aussi vite que le marteau... si elle n'est pas freinée par la résistance de l'air : ce que nos spationautes se sont empressés de vérifier, dès qu'ils ont posé le pied sur... la Lune, dépourvue d'atmosphère. Voilà cependant campé le décor des enjeux suivants : puisque l'on fait maintenant davantage usage de ces deux redoutables appareils que sont l'instrument et le raisonnement, notre monde va singulièrement changer de fondement.
L'alchimie, qui doit sa perfection heuristique à la trinité des référentiels qui la valident, n'apparaîtra cependant jamais comme telle à ces brillants esprits. En effet, la réussite de l'œuvre nécessite une trinité convergente de moyens : la Doctrine, le Laboratoire, l'Oratoire. Quel chercheur peut se vanter de réussir à la fois en tant que Philosophe, Artiste et Mystique et dans une compétence codépendante ? Ce n'est pas faute cependant que d'éminents mathématiciens, expérimentateurs, philosophes, n'aient gardé la conviction et la pratique d'une telle prouesse. Mais le train rapide et inéluctable de la science, lancé vers sa validation et son succès n'aurait pu laisser aucun de ces géants s'attarder à ce constat : à trop bien prouver on élimine. Et ceux qui savaient n'auraient pu le démontrer aux autres, car en ce domaine l'heure n'est pas venue. Avançons donc.
Lavoisier (1743/1794) et la fin du phlogistique
En 1780, on s'expliquait encore très mal un phénomène physicochimique très déconcertant : l'accroissement de la masse des matières dans le contexte de certaines interactions. Certes les alchimistes maniaient avec tranquillité d'autres faits étonnants, mais au XVIIIe siècle cela devenait difficilement tenable sur la voie nouvelle ouverte par la méthode scientifique. On recourait aussi au concept de phlogistique pour expliquer cette fois la perte de masse dans les contextes d'émission calorique. Les matières ayant perdu la « substance calorique » qu'est le phlogistique, se voyaient naturellement réduites en masse car « déphlogistisées ».
Comme Galilée, Lavoisier s'équipe d'un nouvel instrument. Doté d'une balance plus précise que celle des bijoutiers, qu'il fait fabriquer spécialement, il mesure scrupuleusement toutes les matières avant et après réaction. Il en tire une conclusion simplissime et imparable : rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ; il suffit de faire un bilan global de tous les éléments en présence, par la mise en place d'une équation de réaction. Si les matières s'accroissent, c'est qu'elles ont fixé des composants de l'air ambiant, si elles diminuent, elles n'ont perdu aucun phlogistique, mais elles ont libéré là aussi des composants chimiques devenus volatils ou consommés par l'échange. Il n'y a là rien qui apparemment ne puisse contrarier nos alchimistes, si ce n'est la perte de ce concept substantialiste de phlogistique qui faisait du feu une substance indépendante et transmissible.
Cette question rejoint en effet celle des Éléments, ayant fait « long feu » depuis Aristote. La Tradition, aussi bien philosophique qu'ésotérique, supposait depuis toujours que les quatre Eléments, Terre, Eau, Air et Feu, sont les constituants essentiels de toute matière. Leur maniement confère un accès aux formes de celle-ci et donne la clef de sa formation. Le phlogistique, héritier de cette Tradition, gardait entière cette part de causalité mystérieuse et incongrue que la méthode scientifique de Lavoisier réduit impitoyablement, preuves à l'appui. Le « rasoir d'Occam » venait de passer par là : l'explication la plus simple est nécessairement la plus juste ! Il n'y a pas à y revenir, les faits sont établis.
Cependant avons-nous bien saisi ce qu'est le principe du Feu ? Et les autres Éléments, ne sont-ils que des états de la matière ? Savons-nous vraiment ce que sont l'électricité, le magnétisme, et toutes les autres forces de la nature, que nous savons si bien décrire et manipuler ? Là est le point de partage des eaux : cela n'intéresse pas la démarche scientifique tant que cela marche et que l'on sait en faire le maniement. Du point de vue des positivistes, les Anciens s'étaient abusés d'imaginaire, voilà tout, et les alchimistes ne sont pas en mesure de reproduire à volonté et sur commande ce que leurs théories supposent. La science ne connaît que ce qui est réfutable, par le principe de Popper, et pour elle tout le reste n'est que croyance ou opinion, du discours donc. Nous voyons ainsi qu'une rupture est consommée entre Science et Tradition, et qu'elle ne fera que se confirmer.
Pasteur (1822-1895) et la fin de la génération spontanée
Si la physique et la chimie avaient assez avancé pour donner à la science une assise définitivement indiscutable, la biologie recelait encore au XIXe siècle des obscurités dramatiques pour des ambitions de cette envergure. On considérait encore que la génération spontanée pouvait expliquer l'apparition de certains microorganismes, par la vertu génésique de l'air. Comme monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir (ce qu'il trouve admirable), le glaçon flotte parce que cela est sa nature (dixit Aristote). Galilée objectera que cela est plutôt dû à son volume qui déplace son poids d'eau, tandis que Pasteur, doté de son microscope, après son étude sur la fermentation et les levures, prouvera que le microbe est une entité vivante déjà présente dans la situation.
Sur la transmission des formes de vie et leur évolution, la science a donné des réponses claires et catégoriques : tout évolue, lentement, sûrement, et la longue chaîne de cette histoire est établie assez sûrement. Pour autant, la question de savoir ce qu'est la Vie n'a cessé de se complexifier et de s'obscurcir. Que ce soit la découverte des organismes extrémophiles, ou encore l'existence des exoplanètes, susceptibles d'être porteuses d'autres formes de vie, la réponse est toujours plus ouverte.
La soi-disant « folie » des alchimistes est de prétendre que la Vie est antérieure à la matière, qu'elle la précède et que le règne minéral n'en est donc pas dépourvu. Le processus alchimique est le grand protocole initiatique lié à la vie et à ses manifestations. Il ne concerne pas seulement les minéraux, mais aussi tous les autres étages de l'édifice, les règnes végétal et animal, y compris le règne humain. En vérité on ne sait toujours pas quel est ce saut fantastique qui se produit quand la matière commence à manifester une activité autonome, d'auto-organisation, à partir d'une structure simple. Elle manifeste ensuite des capacités d'assimilation, d'élimination, de mouvement, sur la limite fragile et élastique qui la dissocie de son environnement immédiat. Quel est donc ce micro-univers que nous qualifions de « vivant » en l'espèce de la cellule primordiale ?
De fait, dans le discours des alchimistes, deux thèses se côtoient. Pour les uns la matière étant Une et Vivante, il n'y a aucune difficulté de principe à passer d'un minéral à l'autre par les voies appropriées que constitue la Science Divine. Pour les autres, seul le germe contenu dans un métal est susceptible d'assimiler et de transformer la substance d'un autre. Ainsi faut-il extraire le germe de l'or pour le transfuser et le faire croître dans un métal moins parfait par la vertu et l'action du Feu régénérateur (le bien nommé). On le voit, la première thèse est beaucoup plus radicale que la seconde, plus proche des processus connus du vivant. Aussi parlent-ils de Noces Chymiques, entretenant une mythologie inféodée à l'image du mariage qui parle très directement à la conscience humaine. Mais voilà, une telle affaire une fois « pasteurisée », que reste-t-il de ces germes que certains diront « poétiques », mais qui cachent peut-être le grand secret des accointances subtiles de la Matière et de la Vie ?
Einstein (1879-1955) et la fin de l'Éther
On ne présente pas Einstein, ce géant de petite taille, car chacun de nous a l'imprécise sensation d'avoir été exposé à ses stupéfiantes découvertes, quoique n'en comprenant presque rien en fin de compte. Apologue de « l'expérience de pensée » initiée par Galilée, et doté de quelques talents mathématiques, il promeut la mine de graphite et la feuille de papier à des capacités de déflagration jamais égalées.
En 1905, année miraculeuse, il rédige cinq « papiers » truffés de signes cabalistiques, qui vont constituer chacun une découverte à part entière. Jamais le réel n'aura à ce point été saisi à la gorge et sommé de rendre des comptes sur sa causalité. Tous ces calculs et prédictions s'avéreront pertinents et exacts, laissant loin dans le temps et l'espace les moyens nécessaires pour les vérifier. Il s'agit précisément de revisiter nos plus chères évidences, à commencer par nos assurances perceptives sur le temps, l'espace et l'énergie. Mais tout le monde va s'en trouver interpellé, et la « poétique alchimie », elle aussi, indirectement.
En 1905, on pense encore la lumière comme une onde qui pour se propager a besoin d'un support, en l'occurrence l'Éther, emplissant le vide interplanétaire nous séparant du Soleil. Einstein avance la thèse corpusculaire de ladite lumière et « fabrique » le photon, particule sans masse, mais dont l'énergie propre lui suffit à se mouvoir. On peut dès lors se passer de l'Éther, qui ne trouve plus de justification ni de nécessité pour rendre compréhensibles les phénomènes de propagation. Exit pour ce vénérable concept de trois mille ans d'existence, qui restait le référentiel obligé des partisans de la Substance. Les alchimistes y avaient raccordé tout cet arrière-fond de Feu et de Vie, bien pratique pour justifier le rôle sous-jacent des éléments et l'éclosion plus bas encore de toutes les formes de vie, y compris minérales.
La « Quantique des cantiques »,
ou le retour des indéterminations
Cependant, par un de ces retournements imprévisibles dont seule l'Histoire a le secret, Einstein, qui représente le sommet conceptuel du déterminisme et rêvait de produire une équation de l'univers, produit contre lui-même un résultat qui lui déplaît au plus haut point. En effet, si le photon est corpuscule, il n'en est pas moins ondulation, et voilà donc apparaître un étrange animal doté des deux aspects, coexistants mais indéterminés, tant que l'on n'a pas engagé d'acte de mesure ou de vérification. Adieu le déterminisme strict, bonjour le « hasard », que l'on ne pourra dès lors apprivoiser ou mettre en cage que par la vertu statistique des grands nombres.
Qui gagne, qui perd ? Est-ce une querelle d'anciens et de modernes ? Faut-il y voir un basculement de la raison qui avait su si bien supplanter la faiblesse des sens par les appareils et les équations ? Einstein affirme que « Dieu ne joue pas aux dés ». Bohr lui demande pour qui il se prend, en disant à Celui-ci ce qu'il doit faire. Et l'alchimie, qu'en reste-il ? Qu'a-t-elle perdu ou gagné ?
Pour une première satisfaction, l'unité de la matière est une réalité, du fait de son équivalence avec l'énergie. E = Mc2 signifie la réversibilité des états et le passage d'une forme à l'autre. Il est possible d'obtenir de la matière avec de l'énergie, et la matière qui libère de l'énergie peut engendrer des transmutations : l'uranium 235 se dégrade en plomb, et l'on peut fabriquer des éléments simples dans un accélérateur de particules. Il se trouve même quelques chercheurs en astrophysique qui envisagent un retour à l'Éther ou encore à la Quintessence ! Pire encore, le vide quantique serait pourvoyeur d'une énergie sans limites, du fait de ses fluctuations obligées par l'indétermination d'états. De plus, les particules ou systèmes intriqués sont interdépendants et réagissent simultanément, quelle que soit leur distance. C'est la fin de l'espace et du temps, de l'interdépendance et de la simultanéité, ce qui fait sourire les bouddhistes.
On peut ainsi s'en rendre compte, les petites élucubrations conceptuelles des alchimistes étaient des plaisanteries au regard des productions théoriques vérifiées de nos plus brillants chercheurs contemporains. Et de fait cela n'est pas passé inaperçu dans le petit monde des rêveurs de mondes parallèles et de mystiques de toute plume et de tout poil : si la mesure détermine le statut de l'objet observé, alors c'est que la conscience de l'observateur intervient dans l'opération ! Mais non, le Sujet de la science n'est pas inclus dans ses équations ni dans ses opérations ! Cela est un domaine à part, qui relève de la biologie et non pas de la physique. Le scientifique se considère comme transparent, et tout au plus pense-t-il qu'on peut lui reprocher d'avoir un corps comportant une masse de particules trop importante, qui suscite la décohérence d'un état intriqué par exemple, et modifie la mesure.
La Conscience et la Vie oubliées
On le comprend donc clairement après ce petit parcours, aucun champ heuristique ne peut aller au-delà de sa base conceptuelle de départ. La Science traîne et traînera indéfiniment le défaut de sa qualité, à savoir, d'avoir exclu et d'exclure encore une partie de la situation qu'elle examine. Comment pourrait-on être en marge de ce que l'on examine, dès lors que le sens et les conséquences de cet examen reposent sur l'opérateur lui-même ? Mais alors, cela ne serait qu'un problème de discours, d'interprétation ? Protagoras, les sophistes et la psychanalyse avaient donc raison, cela n'est que dans les mots, dans l'esprit ou dans la tête !
Ce n'est ni l'un, ni l'autre, ou c'est les deux, ou plus que cela encore, et tout l'enjeu est de saisir le « comment » et le « pourquoi ». La Conscience en effet est liée elle aussi à l'énergie, à la matière, subissant et dictant ses manifestations à partir de la « Substance » dont elle une phase. Le modèle conceptuel des alchimistes a une base de départ qui inclut ces différents aspects. Parce qu'il fait appel simultanément au corps, à l'esprit et à l'âme, en l'espèce du laboratoire, de la doctrine et de l'oratoire, à travers des opérations précises, il constitue la seule véritable Science complète à ce jour.
La Vie et la Conscience ne sont pas des propriétés émergentes de la matière, leur permettant une apparition. La matière est au contraire le résultat ultime d'un processus formateur et initiatique issu de Cela qui est et qui sait, Cela à quoi nous appartenons, à notre insu ou non ! Lorsque la Substance a atteint le point ultime de sa concrétion dans cet état, le septième, que nous appelons matière, alors commencent à se former les véhicules du retour vers la Grande Cause. L'Homme est, après les minéraux, les végétaux et les animaux, le premier de ces véhicules de reconquête de la Source, à détenir un pouvoir causal qui lui évite de seulement subir cette Marche Grandiose.
L'apparition de la Science est un progrès incontestable qui a permis de grandes réalisations et dont les fruits divers ont bouleversé la civilisation. Les plus amers ont conduit à la société matérialiste, consumériste et inhumaine qui propulse la Planète et l'humanité vers un désastre potentiel. Les meilleurs nous ont ouvert les yeux sur la Grandeur infinie et magnifique de l'Univers, nous dotant de moyens matériels considérables pour améliorer notre vie corporelle et mentale.
L'alchimie, qui existe depuis des temps très reculés, est la véritable Science Divine de l'évolution et de la « transformation ». Elle existe partout et en tout, et le peu que nous en comprenons devrait nous émerveiller et nous rendre sages. Au mieux, et si nous le voulons, elle peut nous indiquer le meilleur chemin, à condition de ne pas renoncer aux efforts et aux sacrifices. Science de la Vie et de la Mort initiatique, elle nous promet la perfection de la conscience lumineuse, celle qui fait « Or » toute chose, par le corps, par l'esprit et par l'âme, unis dans l'accomplissement spirituel.
Revue Rose+Croix - Été 2016
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